Les travaux retardés

Gros retard pour le chantier du pont de la rivière Saint-Etienne

Les travaux du pont de la rivière Saint-Etienne ne devraient pas s’achever avant 2013.

Il devait être achevé mi 2012. Finalement, il faudra attendre début 2013 pour circuler sur le nouveau pont de la Rivière Saint-Etienne. Le chantier, qui a démarré il y a tout juste un an, accuse plusieurs mois de retard. La faute à des vestiges d’anciennes gravières qui gênent la construction des fondations.

C’est l’un des deux plus gros chantiers, avec celui de la contournante de Saint-Joseph, actuellement mené par la Région Réunion. Le futur pont de la rivière Saint-Etienne est aussi l’ouvrage le plus attendu de tous les habitants de la microrégion sud qui l’empruntent chaque jour (64 600 passages par 24 heures en moyenne). Mais ces derniers vont devoir patienter encore un peu plus longtemps que prévu pour pouvoir l’emprunter. En août 2009, lorsqu’il pose la première pierre du pont, Paul Vergès annonce qu’il sera livré fin 2011. Finalement, les travaux de l’ouvrage d’art tant espéré depuis l’effondrement de l’ancien pont en février 2007 lors du passage du cyclone Gamède ne débutent réellement qu’en mars 2010. Deux ans et demi de chantier sont prévus. On projette alors, avec optimisme, une fin de travaux pour mi 2012. “Le gros du chantier sera réalisé en 2010”, assure à l’époque Philippe Berne, vice-président délégué aux routes. Aujourd’hui, les responsables du chantier à la Région annoncent qu’il est plus raisonnable de tabler sur une mise en circulation début 2013.

PROFONDES ET DÉLICATES FONDATIONS

“Ça avance plus lentement que prévu. Nous avons eu de mauvaises surprises. En l’occurrence, nous sommes tombés, en réalisant les fondations, sur des vestiges de gravières qui ont laissé d’énormes blocs de pierres. Il faut rappeler que nous creusons des fondations très profondes (jusqu’à – 40 mètres) afin que le nouveau pont ne connaisse pas le sort du précédent”, insiste Guy Gilbert, directeur des grands travaux. Ça ne se voit pas quand on passe à côté sur le radier parce ce que ces réalisations sont souterraines. Mais la bonne nouvelle c’est qu’à ce jour 75 à 80 % des fondations du futur édifice sont déjà achevées. “Les fondations, c’est le plus important et le plus délicat”, estime Guy Gilbert. Les piles presque finies, il reste désormais à bâtir les appuis sur lesquels viendra s’appuyer la charpente métallique. Cette même charpente est en cours de réalisation. La moitié a déjà été forgée. C’est elle qui soutiendra la partie aérienne de ce pont dit mixte, c’est-à-dire fait de métal et de béton. En attendant que tout cela soit édifié, les responsables techniques du chantier prient pour que notre île ne connaisse pas un nouveau cyclone ou un nouvel épisode pluvieux d’ampleur. “Des systèmes d’alarme ont été prévus pour la mise en sécurité du chantier mais un événement de ce type pourrait tout de même endommager une partie du travail”, conclut Guy Gilbert. Rappelons que le nouveau pont, une fois achevé, absorbera la totalité du trafic entre Saint-Louis et Saint-Pierre, dans les deux sens de circulation selon un tracé situé légèrement en aval par rapport à l’actuelle route nationale. Le vieux pont encore debout et consolidé après Gamède servira quant à lui à accueillir le trafic local ainsi que des transports en commun en site propre. L’appel d’offres de ce dernier chantier est en cours.

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