Le corps de mathieu Schiller toujours introuvable

Le corps de Mathieu Schiller le bodyboarder victime d’une attaque de requin, sur le spot de Boucan-Canot est toujours introuvable. Les autorités ont déployés d’important dispositif de recherches : pompiers plongeurs, brigade nautique, deux vedettes de la SNSM et un hélicoptère de la gendarmerie, sans aucun succès. La seul observation faite est la présence deux requins,  à la pointe de Boucan. Pendant ces recherches il y avait sept MNS qui avaient décidé de se joindre aux opérations de recherches, en palme masque tuba, qui se sont vites misent à l’abri à l’annonce de cette présence. Lors des recherches de la veille, les pompiers avaient été approchés par un requin de type bouledogue. “Ils sont remontés en catastrophe car ils s’estimaient en danger”, nous disait un membre de la brigade. Cet après-midi, vers 17h, aura lieu une marche silencieuse en son hommage. Nul doute que toute la communauté des surfeurs sera present pour lui rendre un dernier hommage

Bernard Seret qui est biologiste à l’institut de recherches et de développement et au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, qui est l’un des meilleurs spécialistes mondiaux des requins. Dit qu’il n’existe pour l’instant pas d’autres solutions que d’interdire la zone de Saint-Gilles aux surfeurs pour les protéger des requins.

Pour lui ses attaques qui se sont passées sur une bande de quelques kilomètres, amène a penser que ces attaques viennent du même ou des mêmes requins. Il se pose la question  des parcs marins. « Des espèces comme les tortues sont protégées. Est-ce que l’effet bénéfique de ces mesures de protection n’a pas entraîné une augmentation de la population de tortues et d’autres poissons qui constituent un garde-manger pour des prédateurs venant sur le littoral ? »

Et il nous qu’il y a aussi la présence de cages à poissons en Baie de Saint-Paul. Et sachant que les sites aquacoles offshore sont attractifs pour les prédateurs. L’an dernier, un grand requin blanc a sauté dans une cage à thons tunisienne.

Pour lui,  Il faut prendre une décision politique. « Les autorités ont trop tardé. ll faut fermer cette zone de Saint-Gilles aux surfeurs pour déshabituer les requins à la rencontre avec eux. Les baigneurs qui sont dans un mètre d’eau ne prennent pas de risque. » Il préconise le lancement d’études à la Réunion pour comprendre : les espèces, leur taille, leurs mouvements, leurs migrations. Et selon lui, cela n’est pas fait cela pourrait engendrer un désastre économique, pour le tourisme Réunionnais, mais aussi pour les pratiquants de surf (ecole,….)

Il y a à peu près, 57 attaques de requins chaque année dans le monde depuis maintenant  vingt ans, dont 10 % sont mortelles. L’année dernière a été particulièrement marquée puisque 79 attaques se sont produites à travers le monde. Depuis 1580, date à laquelle les attaques de requin sont répertoriées, l’augmentation est visible et cela est certainement due au fait que le recensement ce fait de plus en plus.

De son coté, le préfet de la Réunion Michel Lalande a demandé la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement, DEAL de préparer d’ici demain l’organisation d’une pêche préventive d’espèces dangereuses et non protégées comme le requin tigre, bouledogue et mako.

Cette pêche pourrait se dérouler dès ce week-end, dans la zone comprise entre Boucan-Canot et Roches-Noires, là où se sont déroulées les quatre attaques. Les intervenants seront certainement des pêcheurs professionnels et habitués de la mer.

 

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