Des Yamakasis à la Réunion


Cédric Técher a 20 ans. Il est actuellement stagiaire dans une organisme et voilà presue 10 ans qu’il pratique le parkour, une technique qui a été représentée dans plusieurs productions cinématographiques dont les plus célèbres sont Yamakasi et Banlieue 13. Des films qui ont marqué le jeune Dionysien, “Le but est de se déplacer d’un point à un autre de la manière la plus efficace possible. La méthode est inspirée de “la méthode naturelle d’éducation physique” de Georges Hébert”, rappelle, Cédric, incollable sur ce sujet.
Gravir des immeubles, sauter de toit en toit, faire des saltos, il adore çà. Il a créé Adrenaline 974, puis l’association Peur (Parcours extrême Urbain de la Réunion). Il rencontre régulièrement les jeunes de GSX (Génération Sensations Extremes) qui font des parkours dans le sud de l’île et organisent régulièrement des rassemblements. On compte une cinquantaine d’apte dans l’île. “À une époque, on était 150 à 200. Mais de nombreux jeunes ont été rappelés à l’ordre par la police et leurs parents ne voulaient plus qu’ils pratiquent le parkour. D’autres sont allés en métropole. Là-bas, il y a carrément une académie. C’est mon rêve d’y aller mais j’aime mon pays”, insiste le jeune homme. Avec ses dalons Damien et Dany, il s’entraîne dans la cour d’établissements scolaires.

Les parents ont souvent peur pour eux. “Mon père a toujours eu peur mais il m’a laissé la liberté de pratiquer”, dit Cédric alias Shadow qui insiste encore : “Ce n’est pas dangereux. Il faut se concentrer énormément”. Pour lui, la motivation reste cependant la qualité essentielle pour se lancer dans le parkour, dès 12 ou 13 ans. Ce qui lui plaît surtout, “c’est ce moment de plaisir avant de sauter, cette montée d’adrénaline, cette prise de risque calculée”. Ceux-ci sont traqués par les policiers. Et dénoncés par des voisins des lieux qu’ils fréquentent. “Il y a des gens qui croient qu’on est sur leur toit pour voler. C’est vrai que des traceurs malhonnêtes ont dérapé mais ils ont été virés des groupes. Notre sport combat l’esprit kaniar. Nous sommes aussi contre l’alcool, la cigarette, les drogues. Quelqu’un qui fume ou qui boit ne peut pas rentrer dans un groupe de traceurs”, soutient-il, rappelant qu’en bantou, “Yamakasi” signifie “homme à l’esprit fort”. Des détails qui ont dû visiblement échapper aux maires -l’actuel et l’ancien- de Saint-Denis. “J’ai envoyé des courriers, j’ai rencontré un candidat quand il était en campagne. Il nous a dit de voter pour lui et qu’il nous trouvera un local. Il a été élu mais on attend toujours. Maintenant, on ne fait plus confiance aux élus”. Les traceurs veulent avoir l’autorisation d’utiliser les écoles, collèges ou lycées pour s’adonner à leur passion. Ou avoir leur local propre. Ils demandent donc aux élus de les aider. D’ici là, ils continueront à jouer les hommes araignées dans l’enceinte des établissements scolaires !

4 pensées sur “Des Yamakasis à la Réunion

  • 8 septembre 2011 à 15 h 10 min
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    j’ai 10 ans je rêve de pratiquer le yamakasi (je m’entraine chez moi) et j’aimerais savoir s’il y a possibilité de suivre des cours . mais parents n’y voient pas d’inconvenients si l’encadrement est sèrieux.

  • 6 octobre 2014 à 13 h 48 min
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    Slt j’aimerai beaucoup apprend le yasmaki mais jabite a st louis et je ne c pas ou trouver quelqu’un ou un groupe o prêt de qui apprend se sport magnifique contacter si vous pouvai m’aider merci davance
    Me contacter o 0692416053

  • 19 juillet 2015 à 1 h 33 min
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    Bonjour j’ai 14 ans et je veux faire des Yamakasi mais c’est très dangereux ou pas ? Faut pratiquer un régime pour 1m52 et 48kg ? Merci d’avance

  • 25 août 2016 à 15 h 13 min
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    Je voudrai pratiquer du parkour je suis tres agile et tres souple c est combien s il vous plait et c est ou

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